Monday, August 08, 2005

Robin Cook, a man of dignity

"We would have made more progress against terrorism if we had brought peace to Palestine rather than war to Iraq".

These were the words of Robin Cook, who has suddenly passed away this weekend, while he was hiking in the Scottish Highlands. He was a man of great political integrity and "one of the most principled and eloquent politicians of our time", according to The Independent. One of his articles, published in the aftermath of London’s terrorist attacks, is in one of our previous topics.

If we had a sufficient number of politicians of his caliber, we sure would have been living in a better world.

2 comments:

Larbi said...

Désolé Jallal, ce n’est peut être pas de la politique maison, mais je veux bien publier ici en terme d’hommage, quelques extraits d’un article de Robin Cook que je garde encore dans mon disque dur :

Les raisons d'un départ (21.03.03)

J'AI démissionné du gouvernement parce que je pense qu'un des principes fondamentaux de la politique étrangère du Parti travailliste a été violé. Si nous croyons en une communauté internationale fondée sur des règles et des institutions irrévocables, nous ne pouvons pas les ignorer lorsqu'elles produisent des résultats qui ne nous conviennent pas.
..
La dure réalité est qu'on demande à la Grande-Bretagne de s'embarquer dans une guerre sans l'approbation d'aucune des institutions internationales dont nous sommes un des principaux membres. Ni celle de l'OTAN ni celle de l'Union européenne, et maintenant pas non plus celle du Conseil de sécurité. En arriver à un tel isolement diplomatique est un sérieux revers. Il y a à peine un an, nous faisions partie, avec les Etats-Unis, d'une coalition contre le terrorisme plus étendue et plus diversifiée que je ne l'aurais cru possible auparavant. L'histoire s'étonnera des mauvais calculs qui ont mené si rapidement à la désintégration de cette puissante coalition.

J'ai entendu dire que l'Irak n'a pas eu des mois, mais douze ans pour désarmer et que notre patience est à bout. Cela fait pourtant plus de trente ans que la résolution 242 a sommé Israël de se retirer des territoires occupés.

Nous n'exprimons pas la même impatience face au refus obstiné d'Israël d'obéir. Ce qui me préoccupe beaucoup depuis quelques semaines, c'est le soupçon que, si les bulletins mal poinçonnés en Floride avaient été comptabilisés autrement et si Al Gore avait été élu, nous ne serions pas sur le point d'engager les troupes britanniques dans une action en Irak.

Je pense que l'état d'esprit dominant dans l'opinion britannique est sain. Celle-ci ne doute pas que Saddam Hussein soit un dictateur brutal. Mais elle n'est pas persuadée qu'il représente un danger évident et immédiat pour la Grande-Bretagne. Elle voulait qu'on laisse une chance aux inspections. Et elle a le sentiment d'être entraînée précipitamment dans le conflit par une administration américaine qui a son propre programme. Elle s'inquiète surtout du fait que la Grande-Bretagne prenne part à une aventure militaire sans une large coalition internationale et face à l'hostilité de beaucoup de nos alliés traditionnels. Un des thèmes favoris des commentateurs est que la Chambre des communes a perdu son rôle central dans la politique britannique. Rien n'aurait pu mieux démontrer qu'ils se trompent que l'arrêt par le Parlement de l'engagement des troupes britanniques dans une guerre qui n'a ni mandat international ni soutien dans le pays.

Jallal said...

Quelle classe! Thanks Larbi.

P.S. Face à des articles comme celui la, toutes les politiques, maison ou pas, tombent!